7.1.09

La Baleine Blanche...de neige

" Aujourd'hui, mercredi 7 janvier, le Théâtre de la Baleine Blanche est recouvert de neige. Le froid piquant et les trottoirs glissants n'ont pas empêché les spectateurs de venir. Certes la salle n'est pas comble comme les autres jours, mais une vingtaine d'adultes et enfants ont bravé les morsures du froid. Ils ont emprunté le ponton qui mène à ce théâtre posé sur l'eau, descendu les quelques marches qui conduisent à la salle baignée d'une lumière tamisée. Des hublots, on apperçoit la Seine.

Le spectacle n'a pas encore commencé, mais les premiers acteurs sont déjà là : des boules lumineuses posées à même le sol et d'autres, suspendues dans les airs. Et puis une bande son, mélange de chuchotements, de musique, de bruits doux. Ne serait-ce pas cela Le pays de rien ?

Chutttt...Voici celui qui règne sur ce royaume où les rires des enfants et les couleurs sont chassés et mis en cage. Il est accompagné de sa fille tristement éteinte. Les Costumes écrus des acteurs se confondent avec les décors. Pays de la neutralité, d'une utopique et dangereuse idée de pureté. Mais l'oeil observateur de l'enfant a reperé sur la grande toile beige qui fait écran au monde des vivants, d'étranges cicatrices : il guette alors le moment où elles s'ouvriront pour laisser échapper le flot de lumière et de vie. Une pièce hommage à l'ouverture à l'Autre, au mélange et à tous les possibles qu'offre la Rencontre.